DAMPIERRE,l'agriculture

l'agriculture

création: 04/12/2015

dernière mise à jour : 03/02/2016

                                            L'AGRICULTURE

 

    Dampierre fut, comme ses voisins, pendant des siècles un village essentiellement voué à l'agriculture.

Courant XVIII° et XIX° une des activité importante fut la culture de la vigne.

 

LA VIGNE

 

    Au XVIII° : En 1791 on note 76,5 ha de vignes pour 704 parcelles soit une moyenne de 10,86 ares

Quelques lieux dits plantés en vignes à cette époque :

Champs Louchat , Au bas de la Fontaine d'Auremenaux, En Prarey, En la Planche du Prarey (entre les terres de la ferme d'Aircourt, et le Bois du Bas), Aux champs Lambolots, En la Saille ( aboutissant sur le bois), Au milieu des vignes, Au dessus des Champs Beautey, A la croix des vignes, Les vieilles vignes, Au dessus du chemin des vignes, les vignes de la Saule … )

 

    Au XIX°: En 1829 encore 48 ha de vignes pour 464 parcelles soit une moyenne de 10,34 ares par parcelle.

Les superficies des parcelles sont très variées ( de 64,70 ares à 2,90 ares).

J'ai noté 31 parcelles de superficie supérieure à 20 ares et 39 de superficie inférieure à 5 ares...

Les surfaces en vignes restent stables ou même en augmentation jusqu'en 1890 avec un maximum de 60 ha en 1885.

La production moyenne déclarée est de 1200 hl dont 300 hl sont commercialisés.

Le prix moyen est de 15 F/hl. Le reste est utilisé pour la consommation familiale.

 

    On note en 1867 « une remontrance du Président cantonal sur la véracité des déclarations » ce qui laisse supposer que les déclarations pour les statistiques agricoles seraient inférieures à la récolte réelle...Il en est sans doute de même pour la commercialisation ...

 

    Certaines années la récolte est nulle ou très faible en général à cause des gelées tardives comme en 1867 où il a gelé le 24 et 25 mai. Il en est de même en 1872,1873 et 1874...

    En 1876, le mildiou apparaît à Bucey les Gy. « Le mildiou est certainement le plus grand fléau de la vigne en haute Saône. C'est à lui qu'il faut attribuer la plus large part de la destruction du vignoble » selon le professeur d'agriculture du département (1)

    Le phylloxéra qui détruira aussi le vignoble apparaît en France en 1878 et en Haute Saône à Bouhans les Autrey ( près de Gray) et à Chaux la Lotière ( près de Rioz) en 1888.

La superficie en vignes à Dampierre tombe à 8 ha en 1903 et 4 ha en 1924.

 

Le ban des vendanges :On ne pouvait pas vendanger quand on voulait . Il fallait attendre la date autorisée par une décision du conseil municipal ( ban des vendanges ). Cette date était variable suivant les années.Elle peut aller du 23 septembre en 1858 au 20 octobre en 1824.

Quelques dates : 20 Vendémiaire An V (11 octobre 1797), 26 septembre 1808, 16 octobre 1837,

13 octobre 1856 … Le plus souvent en octobre.

Les vignes étaient surveillées par un garde. Par exemple Joseph Prudon est nommé « garde des vignes » le 13 Août 1831. Après les vendanges « il est défendu de glaner dans les vignes avant 3 jours après l'entière récolte de tout le canton... »

 

    Dans les années 1960, beaucoup de familles dampierroises possédaient encore une parcelle de vigne La vendange donnait lieu à une journée conviviale entre parents et amis.

Le raisin récolté donnait le vin destiné à la consommation familiale ainsi que le moût pour la distillation du marc

Les vignes disparaissent progressivement après le remembrement.

 

LES POMMES DE TERRE

    La pomme de terre fut aussi une culture importante du XIX° et début XX° siècle . Elle était destinée à la consommation familiale quotidienne, à l'alimentation des porcs mais aussi à le vente pour la fabrication de la fécule. On trouvait une féculerie à Conflans, une autre à St Loup.

    Les surfaces déclarées ( il faut toujours se méfier des déclarations qui sont souvent minimisées...) étaient importantes (de 24 ha en 1852 à 90 ha en 1874). Quelques chiffres : 1851 : 25 ha, 1857 : 49 ha, 1874 : 90 ha, 1890 : 75 ha, 1908 : 50ha, 1924 : 54 ha,

 

 

(1) « La vigne en Haute Saône » thèse de doctorat de Sylvain Estager 2008 , rapporté par Jacques Mourant (Haute Saône SALSA N° 97)

sources : archives communles de Dampierre

 

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