VARIGNEY-maîtres de forges-XIX° s.

Varigney

création : 05/12/2015

dernière mise à jour : 19/12/2016

 

  VARIGNEY, UNE AFFAIRE DE FAMILLE aux XIX° et XX° SIECLES 

             une affaire de gendres....

 

     Jérôme Auguste PATRET ( 1801-1863 )

     

     La famille Patret est originaire de St Loup sur Semouse plus précisément du hameau d'Augrogne.

     Dans son ouvrage sur St Loup Jean Reyboz a relevé aux archives départementales que lors de l'arpentement du 4 avril 1747, parmi les principaux propriétaires on relevait la famille Patret : Jean Baptiste, Claude, Thiébaut, Charles, Christophe, Nicolas qui seraient les héritiers d'un Claude François Patret. Ils possédaient ensemble un total de 522 quartes ( soit environ 54 ha).

Un document notarié du 26 novembre 1694 montrait que la famille Patret possédait l'usine d'Augrogne.

     Jean Baptiste Patret, s'est installé à Varigney suite à son mariage avec Magdeleine Galaire

 

     Un premier Jérôme Patret était né le 22 Vendémiaire An VIII (14 octobre 1799) Voici son acte de naissance relevé aux archives communales de Dampierre les Conflans :

     « Aujourd'hui vingt deux vendémiaire an huit de la république française à huit heures du matin devant moi François Jullien agent de la commune de Dampierre dont dépend « le fourneau de Varigney » ( canton de Conflans), sont comparus en la maison commune Jean-Baptiste Patret du fourneau de Varigney assisté du citoyen Gérome Galaire maître de forge à Varigney âgé de vingt sept ans et de Félicité Galaire âgée de vingt neuf ans lesquels ont déclaré à moi François Jullien que Magdeleine Galaire âgée de trente ans son épouse en légitime mariage a accouché le présent jour à six heures du matin en son domicile d'un enfant mâle que le dit Patret, père de l'enfant m'a présenté auquel il a donné le prénom de Gérôme Auguste ... »

Cet enfant est décédé sans doute dans ses premiers jours ailleurs qu'à Varigney. car on ne trouve pas trace de son décès dans les registres de Dampierre.

 

Un second Jérôme Patret, fils lui aussi de Jean-Baptiste Patret et Magdeleine Galaire. est né à Varigney le Premier messidor an IX ( 20 juin 1801)

« Jérôme Auguste Patret né le premier messidor an IX, à sept heures, fils de Jean-Baptiste Patret, maître de forge à Varigney, et Magdeleine Galaire »

Comme l'année précédente les témoins furent « Gérôme Galaire maître de forge à Varigney vingt huit ans et Félicité Galaire 29 ans demeurant à Port sur Saône... »

 

Son père et son grand-père étaient des maîtres de forges réputés qui exploitaient aussi des forges à Mailleroncourt-Charette, à Port su Saône, à Alangie près d'Aillevillers.

Jérôme Patret prit la succession de son père après le décès de ce dernier en 1827.

Il épousa en 1828 Noémie Brocard-Lormont, une riche héritière vosgienne qui lui apporte 120 000 F de dot ainsi qu'une forêt de 350 ha en Haute Marne ...ce qui lui permit d'acheter le domaine à l'occasion de la succession Vuilley.

La famille Brocard-Lormont était très riche. Elle était propriétaire, entre autres, d'un château à Sommerécourt ( Hte Marne), de forêts, de la source et de l'établissement thermal de Contrexéville.

En février 1844, Paul qui s'est fait connaître sous le nom de Lormont et son épouse et son épouse Jane-Cécile Pasquet (1816-1890) firent l'acquisition du château d'Epinal ( en ruines depuis 1674 ) entouré d'un parc de 25 ha si bien aménagé que le 15 Août1809, l'Impératrice Joséphine y avait pris une collation dans un cadre digne de son rang. . Paul Lormont , frère de Noémie et son épouse, sans héritiers firent don du château et du parc à la ville d'Epinal à condition de laisser le libre accès au parc aux habitants comme cela était de leur temps. Une « rue Lormont » commémore ce legs.

Dans les années 1950, la ville d'Epinal voulait y construire un stade, Mle Germaine Barret ( descendante de J. Patret) fit un procès à la ville pour faire respecter la donation. Elle obtint gain de cause et c'est toujours un lieu public aujourd'hui...

C'est sous la direction de Jérôme Patret que fut édifié, en 1834, le bâtiment de la fonderie aujourd'hui démoli. En 1845, une lettre patente de Louis Philippe 1°, Roi des Français, autorise l'établissement d'un barrage sur le Planey.

En 1832 et 1834 des concessions minières lui sont accordées par ordonnance de Louis Philippe sur les communes de Conflans et Briaucourt.

En 1838, il transforme la «Grande maison» pour en faire un bâtiment digne de sa prospérité.

Il est élu Conseiller général du canton de Vauvillers.de 1848 à 1863 date de son décès. Il s'intéresse au chemin de fer naissant et profite du passage de la ligne Nancy-Dijon sur le domaine pour user de son influence et faire installer la gare de Conflans à Varigney et établir un branchement particulier pour l'usine.

En 1835, le Dictionnaire des Communes de Suchaux précise que le fourneau de Varigney comprend : «1 patouillet, 1 haut fourneau, 1 brocard à crasses, 1 fourneau à la Wilkinson, 1 atelier de moulage»

En 1843, le haut fourneau est perfectionné par un réchauffeur d'air placé à son sommet.

En 1860, Jérôme Patret est propriétaire de l'usine d'Allangie qui comprend 3 feux d'affinerie, un marteau et un cylindre. Jusqu'en 1869, il y avait plusieurs feux de forges qui fournissaient du fer au laminoir et à la tréfilerie une des premières installée en France.

Le XIX° siècle a été la période faste des maîtres de forges et de leurs établissements.

Mais les circonstances du déclin sont déjà présentes à partir du milieu du XIX° siècle :

protectionnisme, mépris de l'usage ou utilisation trop tardive du  «charbon de terre» au lieu du charbon de bois, lenteur de prise en compte des évolutions techniques...

L'Empereur Napoléon III, en séjour à Plombières où il avait l'habitude de prendre les eaux, fit une visite à Varigney le 23 Juillet 1857. Un bouquet d'épis de blé cueilli par l'Empereur est offert au maître de forges ainsi qu'une plaque marquant cet événement qui été coulée en sa présence sont toujours conservés précieusement à Varigney ; ( voir le compte rendu du journal sur cette visite)

Ce déplacement impérial était le signe incontestable de la prospérité et du renom des Forges de Varigney qui était à son zénith à cette époque .

     Napoléon III va indirectement être le responsable du déclin de Varigney et de toutes les forges de la région .En effet, le 23 janvier 1860, il signa avec l'Angleterre, déjà bien engagée dans la révolution industrielle, un traité de libre échange qui permettait aux fers anglais fabriqués avec du charbon de terre et donc moins chers, de pénétrer en France et de concurrencer le fer français fabriqué avec du charbon de bois plus onéreux.

     Jérôme Patret  a été élu Capitaine de la Garde Nationale de Dampierre  le 4 Juillet 1831.

 

JEROME PATRET , COMMANDANT

DE LA GARDE NATIONALE en 1831                            (sources/ Archives communales de dampierre lès Conflans )

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PROCES VERBAL

de reconnaissance et de prestation de serment des officiers de la Garde Nationale de la commune de Dampierre lès Conflans.

 

Ce jourd'hui vingt quatre juillet mil huit cent trente et un, en exécution de l'article cinquante neuf de la Loi du vingt deux mars mil huit cent trente et un, Nous maire de la commune de Dampierre lès Conflans avons réuni sous les armes la Garde Nationale de ladite commune pour faire connaître le commandant et les autres officiers élus en exécution de la dite Loi et recevoir leur serment.

Après avoir indiqué à la garde Nationale le motif de la réunion, nous lui avons présenté Monsieur Jérôme Auguste PATRET, élu commandant. Et après avoir fait battre un ban, nous l'avons fait connaître en disant :

« Gardes nationaux, en exécution de la loi, vous reconnaîtrez pour votre commandant Monsieur Jérôme Auguste PATRET et vous lui obéirez en tout ce qu'il vous commandera pour défendre la royauté constitutionnelle, la charte et les droits qu'elle a consacrés pour maintenir l'obéissance aux lois, conserver ou rétablir l'ordre public ( article 1er de ladite loi). »

La reconnaissance de l'officier étant ainsi faite, il lui a même fait reconnaître les officiers sous ses ordres en les présentant à sa compagnie auxquels il a adressé la même interpellation que ci-dessus.

Après que chacun des officiers dénommés au tableau ci après a prêté individuellement entre nos mains le serment de fidélité au Roi des français, d'obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du Royaume.

 

PATRET Jérôme Auguste Capitaine

PHILIPPOT Jean-Claude Lieutenant

JACQUOT Pierre Désiré Lieutenant

CHANTRET Alexis Sous-Lieutenant

COFFINET Syphorien Joseph Sous-Lieutenant

 

Nous avons ensuite déclaré aux officiers, sous-officiers et caporaux qu'ils étaient élus pour trois ans à partir de ce jour.

Nous avons prévenu les officiers qu'ils avaient quinze jours pour signer le présent procès-verbal qui durant ce temps demeurera déposé à la mairie et qu'à défaut de l'avoir signé, ils seront considérés comme démissionnaires.

Le maire : JACQUOT

 

     Albert RICOT (1826-1902)

 

     Les RICOT sont d'origine irlandaise. Le premier du nom installé en France était un gentilhomme qui avait suivi le Roi d'Angleterre détrôné, Jacques II Stuart, lors de son exil en France en 1688.

La famille Ricot s'installe en Picardie où elle s'allie aux familles bourgeoises de négociants, d'armateurs et d'industriles de cette région.

Ses racins sont trs diverses puisqu'on trouve ,parmi les ancêtres d'Abert Ricot, un député jacobin de la Commune de Paris en 1791, un marquis migré ancien député de la noblesse aux Etats Généraux de 1789 et des bourgeois aisés...

Albert Ricot est né à paris le 5 mai 1826. Il était le 3° enfant de Jean-François Emmanuel Ricot (1783-1839) et de Eugénie Renouard (1795-1871) qui s'étaient mariés en avril 1814 , issus tous deux de familles bourgeoises aisées puisqu'ils apportent dans la corbeille de mariage chacun 50 000 F

Après sa jeunesse picarde, Albert Ricot entre à l'Ecole des Ponts et Chaussées, à sa sortie, jeune ingénieur, il est nommé dans le Vosges.

Parmi ces réalisations on peut citer le tunnel de Bussang et la route d'Aillevillers à Plombières. Ces 18 km de route bordée de platanes permettaient le déplacement rapide, depuis la gare d'Aillevillers, des équipages de Napoléon III quand il venait aux eaux à Plombières.

A Epinal, il se lie avec un jeune architecte de talent Léon Grillot, concepteur de l'église de Plombières à la demande de l'Impératrice Eugénie et plus tard la chapelle de Varigney.

Reçus à Varigney, les 2 amis se marient avec les 2 filles de Jérôme Patret.

Le 6 juin 1854, Albert épouse Nelly (1832-1918) et Léon, la cadette marie (1835-1926)

En 1860, il renonce à sa carrière des Ponts et Chaussées et se prépare à la direction de l'usine qui deviendra effective en 1863 au décès de son beau-père. Il deviendra aussi Président des Houillères de Ronchamp.

Il est élu Conseiller général du canton de Vauvillers de 1863 à 1880 puis Député conservateur de Haute Saône sous  la 3° République de 1871 à  1877.

   Albert RICOT ne conçoit pas son élection comme un simple honneur. Il s'investit dans sa fonction. Par exemple en février 1864, il est désigné par le Ministre de l'Instruction Publique comme membre du Conseil départemental de l'instruction publique, en juin 1866, il est nommé membre du Conseil départemental des Travaux Publics, en octobre 1866 le Ministre de l'Instruction Publique le nomme membre du Conseil de perfectionnement du lycée impérial de Vesoul et en décembre 1867, membre du Conseil de perfectionnement du lycée de Luxeuil . En Août 1869, sur proposition du Ministre de l'Intérieur, il est nommé Secrétaire général du Conseil général... .

 

     En 1863,les Forges de Varigney comprenaient : un haut fourneau et un cubilot installé dans des bâtiments spacieux, une machine soufflante qui avait remplacé le système à pistons, deux machines hydrauliques de chacune treize chevaux et une machine à vapeur de six chevaux.

En 1875, la chapelle dédiée à St Eloi, patron des forgerons, fut édifiée. Elle est dessinée par l'architecte Léon Grillot, ami d'Albert Ricot, constructeur également de plusieurs autres églises dont celle de Plombières. Cette chapelle est dotée d'un clocher en fonte coulé à Varigney d'un poids d'environ 10 tonnes. Une flèche termine cette remarquable œuvre inscrite à l'Inventaire des monuments historiques depuis 1994

 

Marcel NICOLAS (1849-1927)

 

Albert Ricot et Nelly Patret ont eu 2 filles, Madeleine et Noémie qui épousèrent les deux frères Nicolas.

Marcel Nicolas, après une brillante conduite au fort d'Issy lors du siège de paris en 1871, épouse, le 17 décembre 1873 Madeleine Ricot, fille d'Abert. Il abadonne une acrrière militaire qui s'annonçait brillante pour seconder son beau-père puis lui succéder en 1902...

Une partie de ce document a pu être réalisé grâce à Claude Haushalter pour ses recherches non publiées intitulées « Le dernier Ricot» et Paul Marsaut pour un article publié dans la « Nouvelle Revue Comtoise »

 

Henri BARRET ( 1873/ 20.11.1941 )

 

Henri BARRET est le fils de Abel Barret et de Juliette Noël

LE MARIAGE ( articles de presse  du 8 Août 1897: « Gil Blas », quotidien parisien et « La Vedette » de Marseille. )

« A Varigney ( Haute Savoie)* vient d'être célébré le mariage de Henri BARRET, Lieutenant en garnison à Troyes, fils de Abel BARRET, Contrôleur général de l'armée, en retraite, Commandeur de la Légion d'honneur avec Mademoiselle Jeanne NICOLAS , fille de M. Marcel NICOLAS , propriétaire des usines de Varigney.

En raison d'un deuil récent, la cérémonie a revêtu un caractère très intime.

La messe a été dite par M. l'Abbé Petit, curé de Dampierre lès Conflans et la bénédiction nuptiale a été donnée par M. le Chanoine VREGILLE, Curé de St François Xavier. »

(*) erreur . C'est bien entendu : Haute Saône...

 

  LE DECES  ( article de presse Novembre 1941  " L'Express de l'Est "

    Le Commandant Henri BARRET, Officier de la légion d'Honneur, Croix de guerre 1914, président de l'union des catholiques du canton de Vauvillers, maître de forges à Varigney, conseiller municipal de Dampierre et adjoint délégué pour Varigney, s'est éteint à Varigney le 20 novembre dernier.

    Ses obsèques ont eu lieu en l'église de Dampierre en présence de tout le personnel des usines de Varigney, de la plupart de ses enfants, et d'une très nombreuse assistance qui, malgré les difficultés de communications actuelles, avaient tenu à rendre un dernier hommage à l'homme très connu et très vénéré qui, après une brillante carrière militaire et grand mutilé de guerre, avait pris la direction des usines de Varigney et s'y était dévoué pendant de nombreuses années.

    Au cimetière, Monsieur GIRARDOT, doyen des employés de l'usine, prononça le discours ci-dessous, qui mieux que nous ne saurions le faire, retracera pour le public la noble figure et la belle carrière du disparu.

    « Au nom des employés et ouvriers des usines de Varigney, je viens apporter un bien humble mais sincère hommage à notre très bon et très regretté patron, Monsieur Henri BARRET.

    Les anciens se souviennent encore du jeune officier de chasseurs, si gai, plein d'attrait qui entrait dans la vieille famille de chez nous, en épousant la très douce, très bonne, très chrétienne, Mademoiselle Jeanne NICOLAS.

    C'est un riche passé de saine gloire, de hautes traditions et de vertus familiales que Monsieur BARRET recueillait en venant à nous.

    Ce passé, il a su le continuer, y ajoutant à son tour son empreinte féconde, homme de tradition, la famille ouvrière était devenue pour lui une extension de sa propre famille. Il aimait les ouvriers, les intéressait, aux grands événements de sa maison, prenait part à leurs peines, à leurs joies, encourageant la jeunesse féconde, consolant et aidant la vieillesse fatiguée.

    Homme de travail et de décision, calme et patient, il réalisa rapidement toutes les améliorations possibles pour le développement et la production, avec le moindre effort, ménageant par là les forces de l'ouvrier.

    Grâce à son labeur persévérant, à ses veillées, l'usine ne connut ni grève, ni chômage.

    Homme de dévouement jusqu'au sacrifice, pendant la grande guerre, Monsieur BARRET fut le modèle du soldat. Ses belles citations, sa Croix de guerre, la Légion d'honneur, ses blessures, son sang versé, sont des témoignages au-dessus de tout éloge.

    Nous n'oublierons jamais qu'aux jours les plus sombres de notre histoire, séparé des siens, il est resté au milieu de nous pour nous réconforter par sa présence et son sang froid. A tous, il laisse l'exemple d'une vie chrétienne, vaillante et généreuse, et d'une fin plus chrétienne encore.

    A Madame BARRET, si douloureusement éprouvée, à ceux qui noblement continuent l'oeuvre de celui qui n'est plus, à ses enfants, à ses gendres, à ses petits enfants, présents ou éloignés par le malheur du temps, nous offrons notre respectueuse sympathie et nos condoléances émues.

    A celui que nous pleurons avec eux, nous disons notre reconnaissance profonde et l'adieu de la terre. »

 

Un fond important d'archives de la Société des usines de Varigney qui a été déposé aux archives départementales de Vesoul me permettra de compléter ma documentation plus particulièrement sur la période 1850 – 1955 et sur son aspect économique et social.

 

Une brève analyse pour terminer en ce qui concerne les relations entre les maîtres de forges et leurs ouvriers.

La plupart de ceux-ci et à Varigney particulièrement bien que se présentant naturellement politiquement comme « conservateurs » et en cela partisans de l'ordre moral et de la religion catholique sont en fait des « patrons sociaux » dans la ligne du catholicisme social de la seconde partie du XIX° siècle. Cette théorie est défendue en particulier par le pape léon XIII dans son encyclique « Rerum Novarum » de 1891 sur la condition ouvrière.

Les ouvriers sont logés dans les cités, chauffés, bien payés pour leur époque ce qui est d'ailleurs une es raisons de la baisse de rentabilité des usines. On assure l'éducation de leurs enfants ( école, catéchisme). Ils sont employés dès qu'ils sont en âge de travailler : les garçons à l'usine, les filles dans les familles comme domestiques....Pas de chômage …

Les « dames » faisaient des visites aux malades, aux accouchées et les honoraires du médecin étaient la plupart du temps réglés par le « Patron ». Rien à voir avec la condition ouvrière décrite par Zola... Plus tard on appelé cette conduite « le paternalisme », terme utilisé » aujourd'hui avec une connotation quelque peu péjorative ou ironique mais les ouvriers ne le ressentaient pas comme tel et restaient très attachés à leur usine...

 

 

 

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